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Âge légal du tatouage : ce que dit la loi française

Une idée fausse circule beaucoup : « à partir de 16 ans, c’est bon avec une autorisation ». Le texte ne dit pas ça, et la différence compte — pour le mineur comme pour le professionnel.

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À quel âge peut-on se faire tatouer en France ?

À 18 ans, librement. Avant 18 ans, le tatouage n’est pas interdit, mais il exige le consentement écrit d’un titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur. C’est l’article R. 1311-11 du code de la santé publique qui le pose, et il ne fixe aucun âge plancher : la règle vaut à 17 ans comme à 14.

Ce qui est exigé, selon l’âge

SituationAutorisation parentaleCe que le professionnel doit faire
18 ans et plusNonInformation préalable et recueil du consentement, comme pour tout le monde
De 0 à 17 ans révolusOui, écriteRecueillir le consentement écrit d’un titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur, et le conserver
Mineur émancipéSituation particulièreÀ apprécier au cas par cas. En pratique, la plupart des salons demandent quand même un écrit
Le jour des 18 ansNonLa majorité est acquise le jour de l’anniversaire

Que doit contenir l’autorisation parentale ?

Le texte exige un consentement écrit, sans en fixer la forme. En pratique, un écrit qui ne permet pas d’identifier qui a consenti, pour qui, et pour quel acte, ne prouve rien. Les salons sérieux demandent donc systématiquement ces éléments.

  1. L’identité du mineur et sa date de naissance.
  2. L’identité du titulaire de l’autorité parentale qui consent, et son lien avec le mineur.
  3. La nature exacte de l’acte : le motif, son emplacement, sa taille.
  4. La date et la signature du titulaire de l’autorité parentale.
  5. Une pièce d’identité du parent, pour vérifier que la signature est bien la sienne. Elle reste au dossier du salon et n’est pas jointe aux documents remis.

L’autorisation ne dispense de rien d’autre

Le consentement parental s’ajoute aux obligations ordinaires, il ne les remplace pas. L’article R. 1311-12 impose une information préalable — risques, précautions, caractère irréversible, soins à suivre — dont le contenu est précisé par l’arrêté du 3 décembre 2008. Elle est due au mineur et au parent.

Le tout relève du décret n° 2008-149 du 19 février 2008 et des articles R. 1311-1 et suivants du code de la santé publique. Le détail de ce qui doit vous être remis se trouve dans le guide consentement éclairé, écrit pour les professionnels mais parfaitement lisible côté client.

Si vous êtes mineur et qu’un salon propose de « s’arranger »

Partez. Ce n’est pas une faveur qu’on vous fait, c’est une infraction que le professionnel commet — et un salon qui contourne cette obligation-là contourne probablement les autres, à commencer par l’hygiène. Voir ce qui se vérifie avant de réserver.

Peut-on se faire tatouer à 16 ans ?

Oui, avec le consentement écrit d’un titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur. Il n’existe aucun seuil à 16 ans dans le texte : l’article R. 1311-11 du code de la santé publique vise toute personne mineure, sans distinction d’âge.

À partir de quel âge peut-on se faire tatouer sans autorisation ?

À 18 ans, le jour de l’anniversaire. Avant cette date, quel que soit l’âge, le consentement écrit d’un titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur est exigé par l’article R. 1311-11 du code de la santé publique.

Un parent peut-il autoriser par téléphone ou par SMS ?

Non. Le texte exige un consentement écrit. Un appel pendant le rendez-vous ne permet ni de vérifier l’identité de la personne, ni de conserver une preuve opposable — ce que le professionnel doit pouvoir présenter en cas de contrôle.

Que risque un tatoueur qui tatoue un mineur sans autorisation ?

Il enfreint l’article R. 1311-11 du code de la santé publique et s’expose aux suites prévues en cas de contrôle par les autorités mentionnées à l’article L. 1312-1. Il se prive aussi de toute preuve si le mineur ou sa famille conteste ensuite l’acte.

Combien de temps le salon conserve-t-il l’autorisation parentale ?

Trois ans au minimum, durée pendant laquelle elle doit rester présentable aux autorités de contrôle. C’est une exigence explicite, pas un usage : un salon qui ne conserve rien est démuni le jour où on lui demande.

Les deux parents doivent-ils signer ?

Le texte demande le consentement d’un titulaire de l’autorité parentale ou du tuteur. Un seul suffit donc au regard de cette exigence, mais beaucoup de salons demandent l’accord des deux quand l’autorité est exercée conjointement, par prudence.